{"id":6840,"date":"2016-06-14T14:46:08","date_gmt":"2016-06-14T13:46:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/?p=6840"},"modified":"2016-06-14T14:46:08","modified_gmt":"2016-06-14T13:46:08","slug":"gouvernement-touadera-quel-avenir-pour-la-republique-centrafricaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/?p=6840","title":{"rendered":"Gouvernement Touadera : quel avenir pour la R\u00e9publique Centrafricaine ?"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_6843\" style=\"width: 536px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6843\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-6843\" src=\"http:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/017542414_30300.jpg\" alt=\"Catherine Samba-Panza\" width=\"526\" height=\"296\" srcset=\"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/017542414_30300.jpg 700w, https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/017542414_30300-280x158.jpg 280w, https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/017542414_30300-580x326.jpg 580w, https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/017542414_30300-300x169.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 526px) 100vw, 526px\" \/><p id=\"caption-attachment-6843\" class=\"wp-caption-text\">Catherine Samba-Panza<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Arrivano sulle nostre coste tanti giovani africani provenienti da paesi dell\u2019Africa subsahariana. Continuando nel cercare di spiegare quel che accade in territori lontani e sconosciuti di seguito un articolo che spiega l\u2019attuale situazione nella Repubblica Centroafricana.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Il Direttore scientifico: Maria Gabriella Pasqualini<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s des ann\u00e9es de violences qui ont fait beaucoup de morts et de d\u00e9plac\u00e9s dans tout le pays, la R\u00e9publique Centrafricaine voit les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles se d\u00e9rouler enfin dans le calme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 14 fevrier 2016 Faustin-Archange Touadera, ancien premier ministre, gagne au deuxi\u00e8me tour \u00e9lectorale sur l\u2019autre candidat, Anicet-Georges Dologuele, lui aussi ancien chef du gouvernement, avec le 62,71% des suffrages. Le pays semble \u00eatre sur le bon chemin pour la d\u00e9mocratie. Mais la paix est bien loin de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un pass\u00e9 de coups d\u2019Etat et violences<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 2003 le pr\u00e9sident Fran\u00e7ois Boziz\u00e9 est renvers\u00e9 par Michel Djotodia et les rebelles de la S\u00e9l\u00e9ka. Boziz\u00e9 lui-m\u00eame avait pris le pouvoir par un coup d&#8217;Etat en 2003 en profitant d\u2019un voyage \u00e0 l\u2019\u00e9tranger du pr\u00e9sident Patass\u00e9. Son autorit\u00e9 avait commenc\u00e9 \u00e0 vaciller apr\u00e8s sa r\u00e9\u00e9lection \u00e0 la pr\u00e9sidence en 2011. Le r\u00e9sultat des \u00e9lections avait \u00e9t\u00e9 fortement contest\u00e9 et le m\u00e9contentement dans la r\u00e9gion au nord du pays, toujours hors du contr\u00f4le du pouvoir centrale, avait commenc\u00e9 \u00e0 fermenter jusqu\u2019au moment o\u00f9 plusieurs mouvements de r\u00e9bellion se sont unis dans la S\u00e9l\u00e9ka \u2013 \u00a0\u00a0\u00a0\u00ab\u00a0alliance \u00bb en sango. La signature d&#8217;un accord de paix n\u2019emp\u00eache pas \u00e0 la S\u00e9l\u00e9ka de prendre Bangui et renverser Boziz\u00e9. Michel Djotodia s&#8217;autoproclame pr\u00e9sident pour une p\u00e9riode de transition de trois ans. Mais Djotodia se r\u00e9v\u00e8le bient\u00f4t incapable de tenir les r\u00eanes d\u2019un mouvement si h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, compos\u00e9 de mercenaires \u00e9trangers, coupeurs de route, malfaiteurs. Les groupes de la S\u00e9l\u00e9ka donc commencent \u00e0 agir sans contr\u00f4le et surtout contre les civiles. Pillages, massacres, violences dans les villages forcent la population \u00e0 fuir dans la brousse. La crise humanitaire rejoint son maximum quand le mouvement chr\u00e9tien d\u2019autod\u00e9fense des anti-balaka (les anti-machette) se cr\u00e9e et le conflit prend une forme absurdement religieuse. La crise humanitaire \u00e9clate. On compte environ 400.000 d\u00e9plac\u00e9s internes et presque 70.000 refugi\u00e9s dans les pays voisins. La France alors d\u00e9ploie 1200 soldats dans la mission <em>Sangaris<\/em> dans le but de r\u00e9tablir le calme et la s\u00e9curit\u00e9, notamment de l\u2019a\u00e9roport et des axes principaux o\u00f9 doivent transiter les convois humanitaires, dans l\u2019attente d\u2019une transition politique. En d\u00e9cembre arrive l\u2019aval de l\u2019ONU et la Mission Internationale des Nations Unies de Soutien \u00e0 la Centrafrique (MINUSCA).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La Transition de Catherine Samba-Panza<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 2014 Michel Djotodia, d\u00e9clar\u00e9 pr\u00e9sident de la transition, est pouss\u00e9 \u00e0 d\u00e9missionner \u00e0 cause des violences continues dans tout le pays. A sa place Catherine Samba-Panza, d\u00e9j\u00e0 maire de Bangui, est nomm\u00e9e pr\u00e9sidente de la transition par le Conseil National de Transition, le parlement provisoire centrafricain, jusqu\u2019aux \u00e9lections envisag\u00e9es en 2015. Elle n\u2019est pas affili\u00e9e \u00e0 aucun parti politique et est soutenue par beaucoup de pays \u00e9trangers. Son but r\u00e9concilier un pays en guerre, d\u00e9grad\u00e9, qui \u00ab\u00a0est descendu aux enfers\u00a0\u00bb, et organiser des \u00e9lections cr\u00e9dibles. Ses appels aux miliciens ex Seleka et anti-balaka \u00e0 d\u00e9poser les armes donnent de l\u2019espoir \u00e0 la population \u00e0 travers une politique du dialogue. Mais la tache est lourde et les groupes hostiles \u00e0 la paix continuent avec des attaques p\u00e9riodiques. Son mandat se termine avec l\u2019\u00e9lection de Faustin-Archange Touadera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Tourner la page sera-t-il possible\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La tache pour Touadera et son gouvernement se montre tout autre que facile. Le poids sur le dos de ce nouveau gouvernement est bien lourd. Trop de violences et points sombres. Les affrontements entre les ex-Seleka et les anti-balaka continuent p\u00e9riodiquement depuis janvier. En d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e plusieurs villages pill\u00e9s, une dizaine de morts et des centaines de d\u00e9plac\u00e9s dans les zones de Batangafo, Paoua, Bouar et Bambari. Au mois de mars douze personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es par des hommes arm\u00e9s \u00e0 Bambari, ville \u00e0 300 km de la capitale. Au m\u00eame temps, dans la ville de Alindao la disparition de deux jeunes musulmans avait provoqu\u00e9 des affrontements entre les deux groupes antagonistes. Les violences communautaires ne cessent pas malgr\u00e9 des pactes de non agression. R\u00e9cemment un autre \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s grave touche le secteur de l\u2019humanitaire en RCA\u00a0: le 18 mai des v\u00e9hicules de l\u2019ONG M\u00e9decins Sans Fronti\u00e8res est attaqu\u00e9 par des hommes arm\u00e9s dans le village de Kouki, \u00e0 82 km au nord de Bossangoa. A bord se trouvaient du personnel de l\u2019ONG et des patients. Tous ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pouill\u00e9s de leurs effets, les m\u00e9dicaments ont aussi \u00e9t\u00e9 emport\u00e9s et l\u2019un des chauffeurs de ce convoi a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9. Un fait qui mine s\u00e9rieusement la s\u00e9curit\u00e9 du pays et le travail des operateurs humanitaires, fondamental pour r\u00e9pondre aux besoins sanitaires de la population qui souffre toujours pour le manque de structures de sant\u00e9. Autre h\u00e9ritage lourd sont les accusations de viols de mineurs par des militaires fran\u00e7ais et des casques bleu de la MINUSCA. Des enqu\u00eates sont en cours. Le pr\u00e9sident Toudera devra travailler durement pour reconstruire la paix, la justice \u2013 l\u2019impunit\u00e9 r\u00e8gne depuis des ann\u00e9es \u2013 relancer l\u2019\u00e9conomie. Un premier pas a \u00e9t\u00e9 fait par l\u2019exportation du premier stock de diamants <strong>un an apr\u00e8s la lev\u00e9e partielle de l\u2019embargo sur l\u2019exportation des diamants centrafricains, concernant la zone de la Mamb\u00e9r\u00e9-Kad\u00e9i.<\/strong> <strong>L<\/strong>\u2019exportation avait cess\u00e9e officiellement depuis le coup d\u2019\u00e9tat. La Centrafrique a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 exporter son diamant en provenance de la r\u00e9gion de l\u2019ouest et du sud-ouest. Le minist\u00e8re des mines a aussi d\u00e9cid\u00e9 d\u2019exporter les diamants bruts de Berberati vers Bangui, en 2015, pour \u00eatre soumis au contr\u00f4le avant son exportation sur le march\u00e9 mondial. La Centrafrique avait \u00e9t\u00e9 suspendue du processus de Kimberley en avril 2013, apr\u00e8s le coup d\u2019Etat contre le r\u00e9gime Boziz\u00e9 o\u00f9 des rebelles de l\u2019ex-S\u00e9l\u00e9ka \u00e9taient accus\u00e9s d\u2019exploiter les ressources diamantif\u00e8res pour financer la guerre sans aucune tutelle des mineurs locaux, y compris des enfants, forc\u00e9s \u00e0 travailler dans des conditions de danger. Bien qu\u2019en 2015 les violences \u00e0 Bangui ont recul\u00e9es, dans certaines r\u00e9gions de la RCA les groupes arm\u00e9s sont encore actifs et le banditisme rende <strong>la situation s\u00e9curitaire tr\u00e8s volatile<\/strong><strong>. <\/strong>On ne peut qu\u2019observer ce que le gouvernement \u00e9lu et la Communaut\u00e9 Internationale seront capables de faire pour reconstruire ce pays aussi riche que malheureux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a9<a href=\"http:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/\">www.osservatorioanalitico.com<\/a> \u2013 Riproduzione riservata<\/p>\n<div id=\"attachment_6846\" style=\"width: 361px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6846\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-6846\" src=\"http:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Repubblica_Centrafricana.jpg\" alt=\"Repubblica Centrafricana (Courtesy of The General Libraries, The University of Texas at Austin). \" width=\"351\" height=\"377\" srcset=\"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Repubblica_Centrafricana.jpg 351w, https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Repubblica_Centrafricana-186x200.jpg 186w, https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Repubblica_Centrafricana-300x322.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 351px) 100vw, 351px\" \/><p id=\"caption-attachment-6846\" class=\"wp-caption-text\">Repubblica Centrafricana (Courtesy of The General Libraries, The University of Texas at Austin).<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;equilibrio instabile della Repubblica Centroafricana negli ultimi anni.<\/p>\n","protected":false},"author":2116,"featured_media":6843,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":[]},"categories":[4,1303],"tags":[2903,2904,2905,2902],"jetpack_publicize_connections":[],"aioseo_notices":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/017542414_30300.jpg","jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p4fe9l-1Mk","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6840"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2116"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6840"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6840\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6849,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6840\/revisions\/6849"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/6843"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.osservatorioanalitico.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}